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Clémentine-Hélène Dufau

Hélène Dufau, Printemps

Printemps
1902
Huile sur bois
Musée national Magnin, Dijon

Catherine-Hélène Dufau naît le 18 août 1869 dans une famille aisée de Quinsac au sud-ouest de la France. Une fois artiste elle adopte le prénom de Clémentine-Hélène, puis simplement Hélène. Les deux filles aînées mariées, la famille Dufau s’installe à Paris en 1888 pour que Clémentine-Hélène puisse suivre les cours de William Bouguereau et de Tony Robert-Fleury à l’académie Julian. En 1895, elle expose au Salon des artistes français et obtient le prix Marie Bashkirtseff pour son tableau L'Amour de l'Art, ce qui lui permet d'avoir ses premières commandes pour des affiches publicitaires. En 1898, elle adhère à la Société des artistes français et obtient une bourse pour un voyage d'études en Espagne, Belgique et les Pays-Bas.

En 1898, elle adhère à la Société des artistes français et obtient une bourse pour un voyage d'études en Espagne, Belgique et les Pays-Bas. De retour à Paris, elle expose les œuvres réalisées et obtient un très bon accueil critique.
À partir de 1905, devenue une artiste reconnue, elle est reçue dans les milieux intellectuels parisiens. Elle travaille et sympathise avec l'auteur de théâtre Edmond Rostand dont elle décore la villa Arnaga à Cambo-les-Bains. Proche des symbolistes et des milieux ésotériques elle est une adepte de René Guénon et est passionnée par Krishnamurti. Une grande exposition personnelle de portraits et de panneaux décoratifs a lieu en 1911 à la galerie Brunner, à Paris.
Elle fait un dernier envoi au Salon des artistes français en 1914 et, après la guerre, quelques envois au Salon des Tuileries entre 1926 et 1930. Son travail est alors peu compris par la critique et tombe peu à peu dans l’oubli, même si elle expose régulièrement. En 1926, elle s’installe à Antibes, manifestement par manque de moyens financiers. Elle meurt dans une extrême pauvreté onze ans plus tard.

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