Olga Rozanova

Olga Rozanova

Russie, 1885 - 1918

Olga Vladimirovna Rozanova est née en 1886 à Melenki près de Vladimir dans une famille d'aristocrates provinciaux.

En 1904, Olga Rozanova part pour Moscou et entre à l’école d’art Bolchakov. En 1905 elle s'inscrit à l'école d'art appliqué Stroganov. Olga Rozanova suit ensuite les cours du peintre symboliste et paysagiste Konstantin Iouon. En 1911 et 1912, elle poursuit sa formation à l’école d’art d’Elizavéta Zvantséva à Saint-Pétersbourg. Elle rencontre Nikolaï Koulbine, Mikhaïl Matiouchine et Éléna Gouro, et s’implique dans les activités de leur groupe futuriste L’Union de la Jeunesse. De 1911 à 1918, elle prend part aux expositions majeures de l’avant-garde, dont les expositions futuristes Tramway V et 0, 10, ainsi que celles du Valet de carreau. Durant sa période d’expérimentation, elle formule son credo théorique dans un article célèbre : « Bases de la nouvelle création et raisons de son incompréhension ».

En 1912, elle se rapproche des poètes futuristes David Bourliouk, Vladimir Maïakovski et Alexeï Kroutchenykh, qu’elle épouse en 1916. C’est principalement avec lui et le poète Velimir Khlebnikov qu’elle participe à la création des petits livres artisanaux futuristes, livres où image et poésie zaoum (« transmentale ») fusionnent, dans un souci d’affranchissement de toute norme, linguistique comme picturale. Elle procède au coloriage à l'aquarelle des lithographies. Le travail d’Olga Rozanova est contemporain de celui de Sonia Delaunay dont elle connaissait la mise en forme du poème de Blaise Cendrars La prose du transsibérien et de la petite Jéhanne de France sous forme d’un dépliant de 2 m sur 36 cm. En 1916 elle rejoint le groupe Suprémus de Kazimir Malevitch. Elle se consacre désormais à la peinture, avec des compositions abstraites.

En 1917, elle épouse les idéaux de la révolution d’Octobre comme la plupart des avant-gardistes. À ce titre, elle participe activement à la promotion et à l’enseignement des arts appliqués, en créant notamment des ateliers d’art et d’industrie. En 1918, elle meurt prématurément de la diphtérie. Une grande exposition posthume lui est consacrée à Moscou, montrant plus de 250 de ses œuvres.

 

Olga Rozanova, Vol dans un aéroplane
Vol dans un aéroplane
1916
118 x 101 cm
Musée d'art de Samara, Russie
Olga Rozanova, Feu dans la ville
Feu dans la ville
1914
Huile sur métal, 71 x 71 cm
Musée d'art de Samara, Russie
Olga Rozanova, Composition non objective
Composition non objective
1917
Huile sur toile, 83 x 66 cm
Galerie Tretyakov, Moscou
Olga Rozanova, Composition non objective
Composition non objective
1917
Huile sur toile, 62,5 x 40,5 cm
Musée d'État russe, Saint-Pétersbourg